
Le mardi 27 octobre 2026, l’École nationale supérieure d’agriculture (ENSA) de Thiès a accueilli le workshop de clôture du projet GDRE-GC, mené de 2021 à 2026, par un partenariat sénégalo-belge qui réunit l’ENSA, la DGPRE, l’OLAC, l’Université de Liège, la SWDE et le SPW DGARNE, avec le soutien financier de Wallonie-Bruxelles International (WBI). Chercheurs, étudiants, techniciens, partenaires belges et producteurs se sont retrouvés pour une journée de bilan, de témoignages et de projection vers l’après-projet.
Une clôture qui ouvre la voie à la durabilité des acquis.
« Ce workshop n’est pas simplement une fin de projet. Il est avant tout un cadre de capitalisation, de partage d’expériences et de projection vers l’avenir », a déclaré le Directeur de l’ENSA en ouvrant les travaux.
La cérémonie a réuni la Direction de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau (DGPRE), l’Office des Lacs et Cours d’Eau (OLAC), Wallonie-Bruxelles International (WBI), l’Université de Liège, la SWDE et le SPW DGARNE, aux côtés des collectivités territoriales et des organisations de producteurs.
Un partenariat à deux coordinations
Intitulé « Appui à la gestion durable des ressources en eau pour l’AEP et l’agriculture dans la Grande Côte du Sénégal », le projet s’est attaqué à la salinisation des nappes des Niayes, à la gestion de la réserve de Bango et à la promotion de bonnes pratiques hydroagricoles. Il a reposé sur une coordination à deux voix : l’ENSA de Thiès pour le Sud, l’Université de Liège pour le Nord, portée par le Professeur Bernard Tychon. À leurs côtés, la DGPRE et l’OLAC ont apporté l’ancrage institutionnel et technique, la SWDE et le SPW DGARNE leur expertise. Sur les deux phases, ce dispositif a permis d’accompagner des élèves ingénieurs et doctorants à l’épreuve du terrain et de produire des connaissances directement utiles aux territoires.
Les sessions de la journée en ont donné la mesure, avec des travaux portés par des enseignants-chercheurs, des doctorants et des étudiants :
- Eau et pratiques agricoles : productivité de l’eau dans les Niayes, impact de l’irrigation solaire sur le biseau salé de la nappe, gestion de l’irrigation à la parcelle ;
- Outils d’aide à la décision : cartographie de l’humidité du sol par imagerie satellite, analyse du nexus eau-énergie-alimentation à Darou Khoudoss ;
- Réserve d’eau douce de Bango : influence de la montée des eaux du fleuve Sénégal, contamination du complexe des Trois Marigots et impacts sanitaires sur les populations riveraines ;
- Vulnérabilité des nappes face à la pollution minière à Darou Khoudoss.
La parole aux producteurs
Temps fort de l’après-midi, les témoignages de bénéficiaires des Niayes (Mboro) et de Bango et d’un technicien de l’ANCAR ont montré comment les pratiques d’irrigation ont évolué et comment les outils et formations du projet sont entrés dans le quotidien des exploitations. Les producteurs sont, les véritables garants de la réussite et de la durabilité de ces initiatives.
Préserver les acquis
La table ronde « Du projet à l’action durable » a réuni la coordination scientifique, la DGPRE, l’OLAC, WBI, la SWDE, l’ENSA, la CSS, l’ANCAR et des représentants des producteurs autour d’une question centrale : qui portera les outils et les connaissances du projet après sa clôture ? Les recommandations formulées doivent nourrir la mise en œuvre des Plans de Gestion des Ressources en Eau (PGRE).
L’eau, fil conducteur
« L’eau est le fil conducteur qui lie la recherche scientifique à la terre et à la vie des communautés », a rappelé le Directeur de l’ENSA en ouvrant la journée. Le projet GDRE-GC s’achève, mais ses outils, ses connaissances et les compétences qu’il a fait naître ont désormais pour mission de continuer à servir les territoires des Niayes et de Bango, dans l’esprit du programme Sénégal 2050.

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